WWF France
G8 à Hokkaido : la volonté politique doit se traduire dans les chiffres
Extrait du site WWF France
Le : 09/07/2008
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A quelques semaines de la reprise des négociations internationales sur le climat qui se tiendront au Ghana, du 21 au 27 août, les pays industrialisés ont l'opportunité d'envoyer un signal fort, à l'occasion du sommet du G8 qui débute aujourd'hui au Japon.
Le WWF-France demande aux pays du G8 de prendre leurs responsabilités, et de s'engager sur la voie d'objectifs chiffrés de réductions d'émissions de gaz à effet de serre.
Il n'y a pas besoin d'être un spécialiste pour s'en rendre compte : les négociations des Nations-Unies au sujet du climat patinent à cause d'un manque de volonté de certains pays riches, les Etats-Unis en tête. Afin d'obtenir un accord ambitieux en décembre 2009 à Copenhague, les pays du G8 doivent profiter de ce sommet à Hokkaido pour redresser le cap.
« C'est une question de chiffres. Comme recommandé par le GIEC, les pays riches doivent s'engager à réduire de 25 à 40 % leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020. L'Europe défend cet objectif, mais elle doit être ferme pour qu'il s'applique à tous les pays industrialisés» déclare Damien Demailly, chargé de programme Energie-Climat au WWF France.
Lors du dernier sommet du G8 à Heiligendamm, en Allemagne, les pays industrialisés avaient décidé de « sérieusement considérer » un objectif de réduction d'émissions mondiales d'au moins 50% en 2050, sans préciser par rapport à quelle année. Afin de rester en deçà d'un réchauffement global de 2°C d'ici la fin du siècle, le GIEC recommande de réduire les émissions mondiales entre 50 et 85 % d'ici à 2050.
Or le climat change plus vite que prévu.
« Si la France et l'Europe sont sérieux lorsqu'ils déclarent vouloir éviter les pires impacts des changements climatiques, ils doivent défendre un objectif de réduction d'émissions mondiales de 85 % par rapport à 2000.Tout autre objectif serait insuffisant » poursuit Damien Demailly.
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