Les Verts
Les jeunes, les vieux, les riches et les idées reçues.
Extrait du site Les Verts
Le : 21/10/2010
Retrouvez cet article ici : Les jeunes, les vieux, les riches et les idées reçues.
Déjà la seconde critique est étonnante. Eric Le Boucher nierait-il ce que toutes les organisations humanitaires et les statistiques de l'Insee et de la Dares soulignent de semaine en semaine : la dégradation continue depuis 1986 du niveau de couverture des différents risques, en particulier aladie et vieillesse ? En 20 ans le nombre de personnes renonçant à se soigner est passé de 3 à 13 % : résultat automatique des déremboursements continus. Il n'y a pas un indicateur social qui ne se soit dégradé avant même 2008 ; et la crise a fait exploser la pauvreté chez les jeunes et le besoin de solidarité.
Mais revenons à l'effet de la réforme Fillon-Woerth sur l'emploi des jeunes. Selon l'article, « on ne partage pas le travail, on le crée ». Cette phrase, s'appuyant prétendument sur l'expérience 1997/2002, est réductrice. En réalité, on crée (ou on détruit) du travail, c'est-à-dire des heures de travail demandées par les employeurs, et ces heures, on les partage ou pas.
L'effondrement du chômage entre 1997 et 2002 combinait ces deux leviers : - reprise en Europe après la fin de l'austérité préparatoire à l'Euro,
repartage de la valeur ajoutée au bénéfice des salariés (basculement des cotisations maladie vers la CSG, faisant contribuer les profits à la santé, et passage aux 35 heures « à salaire constant » c'est-à-dire à rémunération horaire croissante)
création d'emplois-jeunes au service de la communauté
partage, par les 35 heures, du travail ainsi créé.
Nous n'avons aucune idée de ce que sera la conjoncture de 2018, date de plein effet de la réformé Fillon-Woerth. Il faut donc raisonner « toutes choses égales par ailleurs ».
Dans un premier temps, elle se soldera par un pur effet du « départage du travail » : les insiders,