Les Verts
Réforme des retraites - CMP
Extrait du site Les Verts
Le : 03/11/2010
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Mme la présidente. La parole est à M. Yves Cochet.
M. Yves Cochet. Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, nous devrions être parvenus au terme d'un débat parlementaire ; nous devrions constater ensemble les résultats d'une négociation sociale censée s'achever par un compromis. Ce fut par exemple le cas lors du Grenelle de l'environnement, qu'il s'agisse du processus ou de son résultat. Or ce n'est pas du tout ce que nous constatons pour le présent texte. Nous pouvions nous attendre à un processus de négociation digne d'une démocratie comme la nôtre. Force est d'admettre qu'il n'en fut rien.
De débat, nous n'avons eu droit qu'à une sombre parodie puisque l'absence de volonté de négociation du Gouvernement a été patente dès le début de nos discussions. Nos amendements ont été examinés au mieux dans l'indifférence d'un ministre tout entier occupé à régler d'autres affaires, plus personnelles sans doute (Murmures sur les bancs du groupe UMP), au pire dans un contexte de mépris général pour tout ce qui pouvait venir un tant soit peu remettre en cause l'architecture d'un texte élaboré à l'Élysée et dont seul le Président de la République était apparemment autorisé à changer le moindre détail.
M. Éric Woerth, ministre du travail. Vous n'étiez pas là quand nous avons discuté du texte !
M. Denis Jacquat, rapporteur de la commission mixte paritaire. En effet ! Monsieur Cochet, vous avez été un absent non excusé !
M. Yves Cochet. Tout cela pour finir par un épisode parlementaire qui marquera - hélas ! - l'histoire de la présidence de M. Accoyer. Ce coup de force n'était pas seulement un coup porté à la représentation nationale et au fonctionnement régulier des pouvoirs publics ; il était aussi et avant tout un mauvais coup porté à cette